AVATAR
Un film de : James Cameron
Avec : Sam Worthington, Sigourney Weaver, etc...
Année de Prod : 2009
Durée : 2h40
Résumé (par “Allociné”, liens du site dans les liens) : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...
Critique :
Soyons clairs dés le début, “Avatar”, de James Cameron, EST un bon film. La critique qui va suivre, ne vise pas donc à descendre le film, mais tente plutôt, à mon avis, de donner une vision objective sur le succès cinéma de la fin de l’année 2009.
En effet, il n’est pas rare de lire ici et là, que “Avatar” serait une révolution, un nouveau concept cinéma, une oeuvre à l’imagination et la créativité débordante... Malheureusement, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout d’accord avec ce qui peut être dit par ces personnes ou ces journalistes, et voici donc ma critique, que j’ai décidé, pour plus de clarté dans mon propos, de diviser en trois parties.
Comme prémisse, je l’ai donc précisé, on considère son monde comme quelque chose de fort innovant, et à mon goût, c’est là où le bas blesse.
Pandorra est certes une bien belle création, mais pour un monde sauvage, je la trouve bien belle. La nature n’est jamais dégoûtante, jamais elle n’est vraiment hostile (le début laisse présager d’une hostilité, pour finalement nous retirer cette impression à la fin) et aucune feuille ne serait de trop, au contraire, on peut même s’en servir de toboggan géant.
Bonjour, vous n’auriez pas vu mes jambes?
Les naavis, pour des être sauvage, ont aussi des coutumes ma foi... bien humaine! Chez eux, on y fait des rituels de danse, de chasse, on parle, on dresse, on s’aime... Cameron a-t-il donc recréé un monde, ou a-t-il seulement coloré en bleus nos chers ancêtres?
Les Naavis sont également des personnages biens beaux, si beaux, qu’ils en deviennent irréels... Ma première peur en allant voir “Avatar”, était de voir des images de synthèse de jeux vidéos. Ce n’est pas le cas : les naavis se déplacent de telle manière, et la physique des mouvements est si incroyable, qu’à ce niveau, c’est fort crédible. Mais lorsqu’on regarde leurs visages... on est face à un cartoon de Walt Disney, je m’explique : les faciès sont extrêmement lisse, et d’ailleurs, pas que sur les images de synthèses : les visages du film ont été traité de telle manière qu’ils paraissent aussi irréalistes que ceux des autochtones. De plus, à part le colonel dopé aux hormones, personnes n’a de cicatrices, et les seules qui pourraient être un pilier du film, celles de Sam Worthington (son handicap), sont effacées par son avatar. Maintenant, au delà de ça, ce qui fait cartoon, c’est que les expressions faciale ont été exagérées au possible! Certainement pour renforcer un effet émotif général... jusqu’au dégoût! Un simple étonnement va voir une paire de sourcil tombés si bas, et ouvrir une bouche si grande que l’on pourrait y passer le poing dedans.
On pourrait toutefois se dire que, si tout ça est pure création, on pourrait pardonner... mais à y regarder de plus près, je trouve que son monde, sa soi-disant création, ressemble un peu à la planète forestière d’endor (l’arbre maison, la végétation, les esprits, etc...) dans star wars, et les gentils naavis ont des coutumes qui ressemblent fort à celles des Ewoks (danse, gentillesse, chasse). Croire que Cameron n’a pas été inspiré par ses comparses Spielberg et Lucas serait vraiment assez idiot, car il me semble que tous les éléments prouvent que l’influence est bel et bien la.
A ce stade là de la critique, ce film sent donc le pétard mouillé. Et ce n’est pas le scénario qui sauve le lot : le film est Manichéen à souhait! C’est assez perturbant pour un cinéaste de la trempe de Cameron! On trouve donc, d’un côté, les méchants humains capitaliste, et de l’autre, les gentils naavis. Alors, certains pourront dire “mais non, c’est pas vrai puisque c’est un humain le héros”, oui mais non, cet humain renonce jusqu’à son corps pour se consacrer à son nouveau peuple. Corps mutilé certes, mais il y renonce quand même, pour s’insérer dans une peau qui n’est même pas la sienne, puisque fabriquer à partir de l’ADN de son frère fraîchement décédé. Le message devient d’ailleurs ambiguë sur la fin : Si l’homme est si désespérant, pourquoi le seul peuple capable de plus de bonté et de bon sens est un peuple qui ressemble autant à l’homme? Peuple qui est tellement beau qu’on en vient à le sublimer?
Mais le film est aussi incroyablement simple. Je suis d’ordinaire partisan du fait qu’un film simple est un film qui aura plus de force qu’un film compliqué si le traitement est bien fait : un film efficace est un film qui se comprend vite et se laisse suivre, sans lui enlever sa force polémique. Or, “Avatar” n’est pas juste trop simple, il est l’idéal du simple, tellement, que le film en devient simpliste : éliptique au possible, manichéen, facilité scénaristique (exemple de l’arbre maison qui serait un élément catalytique de “l’esprit” de la nature, pourtant, une fois abattu, rien ne se passe...). Le scénario est également déjà-vu, il s’agit simplement la de la quête initiatique d’un héros, gratiné du mythe spartiate du roi Léonidas partant avec 300 hommes se battre contre un million de Perse... Mais je doute que Léonidas ait appris à dresser les lions en une nuit pour l’aider. Sans parler de tout le travail sur l’esprit de la nature, vivant, qui ressemble fortement à la “Gaia” de “Final fantasy : the spirits within”, sorti en 2001.
Un film qui laisse donc un goût de déjà-vu, et je dirais même un goût de déjà-vu “Cameronesque” : la romance impossible entre deux personnes ne venant pas du même monde, ne serait-ce pas du “Rose et Jack” que l’on aurait pu voir en 1998 dans “Titanic”? A méditer.
Une beauté... très lisse.
Du côté réalisation, j’attendais du grand Cameron, j’ai juste eu droit à un bon cameron, en forme dans ses phases images de synthèses, mais mollasson dans sa partie filmée. Cela doit être dut au fait que tout ai été tourné sur fond bleu, peut être le manque de repère visuels lui a-t-il empêcher d’oser plus de plans improbables? On lui pardonne pour cette fois. Cameron s’inspire également à ce niveau de beaucoup de jeux vidéos, comme “Halo”, auquel il emprunte également le style des hélicoptères. On notera également l’apport de la 3D à ce film, qui lui donne une profondeur de champs incroyable et qui est sans conteste, l’un des meilleurs atouts du film mais dont les effets de style ne sont, fort heureusement, pas utilisés avec outrances (il n’y aura pas la main qui essaye d'attraper le spectateur, comme on aurait pu le voir dans certains films des des années 80, comme “Jason 3D”, ou plus récemment avec “destination finale 4”).
Mais sans conteste, LA bonne surprise du film vient des acteurs : ils sont formidables : ils croient en leur jeu, en l’univers, ils sont transcendés et transporter par l’histoire. C’est simple, je n’ai jamais vu Sigourney Weaver aussi en forme depuis Alien 4, et Sam Worthington, qui avait fait un passage mémorable dans Terminator 4, se voit catapulter, non pas en tant que “simple” bon acteur, mais en un acteur incroyable, et incroyablement mature pour son âge (je doute que beaucoup d’autres acteurs, à 33 ans, aient pu fournir un jeu de cette qualité). Et heureusement qu’ils sont la, car malgré ce qui à put être dit, et que je maintiens, ce sont eux qui font que cet amalgame d’inspirations diverse se collent entre eux. Grâce à eux, la magie opère durant le visionnage, et finalement, ce n’est qu’une fois sorti de la salle, en y repensant (si on le désire) qu’on s'aperçois des points négatifs. Alors Bravo Monsieur Cameron, car sans vos deux formidables têtes d’affiches, je suis sûr que votre film aurait coulé plus vite que le titanic (Bon, j’avoue, le film aurait quand même marché commercialement, mais je voulais finir sur une note d’humour non scabreuse avec “Titanic”).
“Halo”? A l’huile.
Des acteurs formidables et imprégnés
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Note : 7/10